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Une personne sur deux concernée directement ou indirectement par l’asthme
A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme qui a lieu le 5 mai, Harris Interactive a souhaité faire un état des lieux des connaissances, de la perception et des attitudes vis-à-vis de cette maladie, et également, mesurer la notoriété de cet évènement et le potentiel de participation du grand public.
Les principaux enseignements de cette enquête sont les suivants :
- La journée mondiale de l’asthme est l’occasion de remettre en perspective les perceptions liées à cette maladie. L’asthme est connu de tous mais seulement 63% des personnes interrogées se sentent informées sur cette maladie. Ce sentiment d’information est plus prononcé au sein des catégories sociales supérieures (67% des CSP+ vs 58% CSP-).
- La perception générale est que l’asthme est une maladie qui se traduit essentiellement par des phénomènes respiratoires : des difficultés à respirer (91%), une respiration sifflante (75%) ou un essoufflement (75%). A moindre échelle, d’autres symptômes y sont associés, comme les quintes de toux (39%) ou des douleurs au niveau du thorax (21%).
- Les facteurs déclenchant ou favorisant la crise d’asthme sont pluriels et principalement environnementaux : la pollution de l’air (80%), la poussière (75%), le pollen (72%), les poils d’animaux (71%) et la fumée de cigarette (69%).
L’asthme apparaît comme :
- une maladie handicapante, 82% des Français partagent tout-à-fait ou plutôt cette opinion ;
- Le handicap est plus fortement ressenti par les plus âgés (90% des 50 ans et plus).
- une maladie grave (73%)...
- Il semble que les plus jeunes (15-24 ans) dramatisent moins cette maladie, car ils ne sont que 49% à partager cet avis.
- ...et dont on peut mourir (64%)
- Là encore les plus jeunes (15-24 ans) relativisent plus, puisque seulement 54% s’accordent à dire que cette maladie peut être mortelle contre 68% des 50 ans et plus.
Cependant même si cette maladie peut s’avérer sévère, la majorité de la population déclare qu’il existe des moyens de prévention contre l’asthme (66%) et 72% pensent qu’il existe des remèdes pour lutter contre l’asthme.

Cette image plutôt sombre de la maladie est relativisée dès que l’asthme est mis en regard avec d’autres maladies chroniques. Les interviewés ont évalué chaque maladie proposée selon le niveau de peur qu’elle générait, en utilisant une échelle de 0 à 10, où 0 signifie qu’il s’agit d’une maladie qui ne fait pas du tout peur et 10 signifie qu’il s’agit d’une maladie qui fait très peur. Au final, l’asthme, avec une moyenne de 4,24 arrive en fin de classement, derrière
- le diabète (moyenne de 5,86) ;
- l’hypertension (moyenne de 5,14) ;
- l’arthrose (moyenne de 4,90) ;
- la thyroïde (moyenne de 4,88) ;
- et le cholestérol (moyenne de 4,73).
Seules la bronchite et la rhinite allergique (respectivement 3,15 et 2,90) sont moins inquiétantes que l’asthme. Les plus âgés (50 ans et plus) sont un peu plus préoccupés par cette maladie (moyenne de 4,60), mais cette tendance est aussi observée sur l’ensemble des maladies.

Dans cette enquête il apparaît qu’une personne sur deux est concernée directement ou indirectement par l’asthme. Ainsi, 12% des personnes interrogées déclarent être asthmatiques et 9% d’entre elles ont un enfant asthmatique. En regardant de près, il semblerait que les femmes (14% des femmes vs 9% des hommes) et plutôt les générations jeunes (moins de 50 ans) soient plus souvent concernées par l’asthme. Cependant, c’est une maladie qui peut apparaître à tout âge: 25% des personnes asthmatiques ont eu les premiers symptômes avant l’âge de 6 ans et 34% le sont devenus après 20 ans.
L’asthme semble avoir des retentissements importants sur la vie quotidienne*, puisque 49% des personnes asthmatiques sont vite essoufflées, 46% d’entre elles évitent les endroits où elles peuvent être exposées aux acariens et à la poussière. La contrainte médicale se vit également au quotidien puisque 28% des interviewés doivent prendre des médicaments journellement et 24% doivent faire des suivis réguliers chez le médecin. *Cette question était posée à l’ensemble des personnes asthmatiques ou ayant un enfant asthmatique et les répondants devaient choisir un maximum de 3 réponses parmi la liste d’items proposés.
La majorité des patients asthmatiques consulte au moins une fois tous les ans (60%). Cette fréquence est plus élevée chez les enfants puisque la moitié d’entre eux consultent au mois une fois tous les 6 mois. De plus 67% des patients asthmatiques sont traités soit par traitement de fond (30%) soit par traitement ponctuel au moment de la crise (37%). Chez les enfants, les traitements semblent plus systématiques (80% sont traités) avec une prédominance des traitements de fond (43% vs 36% pour les traitements ponctuels).
Enfin, en ce qui concerne cette journée de mobilisation, 24% des personnes interrogées en ont entendu parler. Comme attendu, cette notoriété est plus élevée auprès des populations concernées mais ne concerne qu’un tiers d’entre eux : 34% de ceux qui sont asthmatiques ont entendu parler de cette journée et 35% de ceux qui ont un enfant asthmatique. Ils sont peu nombreux à avoir l’intention de participer à cette manifestation, parmi ceux qui ont connaissance des activités proposés près de chez eux.
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