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Le travail
Découvrez l’avis des Européens et des Américains
Une étude Harris Interactive pour France 24 et l’International Herald
Tribune
Dans le cadre de l’émission hebdomadaire « Le Talk de Paris » diffusée
sur France 24 le vendredi 5 octobre 2007 et pour l'International Herald
Tribune publié le 5 octobre 2007, Harris Interactive a souhaité connaître
l’opinion des citoyens de 6 pays (5 pays européens ainsi que les USA) sur le
travail.
Enquête réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 6473 adultes,
dont 5461 (âgés de 16 à 64 ans) en France, Allemagne, Grande Bretagne,
Espagne et aux Etats-Unis, et 1012 (âgés de 18 ans à 64 ans) en Italie :
France 1122 ; Allemagne 1106 ; Grande Bretagne 1104 ; Italie 1012 ; Espagne 1068
et USA 1061.
Les principales questions de ce sondage ont été posées aux répondants
exerçant une activité professionnelle à temps plein ou partiel.
1. La satisfaction au travail
Américains et Européens sont globalement satisfaits de leur emploi.
Certains écarts sont malgré tout à constater parmi les pays Européens.
Avec 83% de satisfaits, les Espagnols apparaissent comme les plus épanouis
dans leur travail suivis de près par les Américains : 80% et les Français :
80%. Légèrement moins satisfaits, les Allemands : 73% et les Britanniques :
72% devancent les Italiens qui ne se déclarent satisfaits qu’à 67%.
Notons aussi que les Américains sont nombreux à être « très satisfaits
» (42%) tandis que les Européenne se déclarent généralement « plutôt
satisfaits » (Espagne : 57%, France : 53%, Italie : 52%, Allemagne 41%, Grande
Bretagne : 40%).
Les insatisfaits évoquent des raisons différentes selon les pays pour ne
pas avoir changé de travail.
41 % des Américains insatisfaits sont actuellement à la recherche d’un
nouveau travail. En Europe, c’est beaucoup moins le cas. Les répondants
souhaitent ne pas changer pour préserver la sécurité que leur procure leur
emploi actuel (Français : 33 % et Italiens 30 %) ou encore déclarent avoir
peur de se retrouver sur le marché du travail (Espagnols : 27 %)
Les Américains s’estiment mieux payés que les Européens.
En Europe, près de la moitié des salariés s’estiment mal payés !
63% des Américains interrogés s’estiment bien payés, proportion qui n’est
égalée par aucun des pays Européens de l’enquête.
En Europe, ce sont les Britanniques (52%), les Allemands (51%) et les
Espagnols (50%) qui sont les plus « satisfaits » de leur salaire. Les Italiens
et les Français se considèrent majoritairement comme mal payés, France : 54%,
Italie : 50%.
2. Des divergences de motivation au travail selon les pays
L’intérêt du travail, puis le salaire sont globalement les deux facteurs
clés de motivation au travail pour l’ensemble des salariés interrogés.
Les Espagnols et les Américains donnent cependant moins d’importance à l’intérêt
du travail. En valeur relative, les Espagnols sont plus nombreux à citer les «
collègues » et les Américains les « avantages sociaux ».
Travailler plus et gagner plus : une forte attente en Italie.
L’idée de « travailler plus et gagner plus » semble séduire de nombreux
salariés, notamment en Italie (50 %), en France (43 %), et aux Etats-Unis
(43%). La proposition inverse (travailler moins et gagner moins) est logiquement
massivement rejetée même si 11 % des Espagnols le souhaiteraient.
Un intérêt très prononcé pour le travail à domicile.
62% des Italiens aimeraient travailler à domicile à plein temps si leur
employeur leur proposait cette option. 50% des Espagnols, 49% des Américains et
47% des Français partagent cette position. Ils sont moins nombreux en Allemagne
(36%) et en Grande Bretagne (31%) à être du même avis, plus par
impossibilité que par manque d’intérêt.
Les Britanniques (45%) et les Américains (42%) sont nombreux à estimer ne
pas profiter de suffisamment de jours de vacances contrairement aux Français,
aux Allemands et aux Italiens : 74% des Français, 71% des Allemands et
66 % des Italiens considèrent suffisant leur nombre de jours de congés.
3. Les rapports des salariés avec leur direction
Les Américains apprécient massivement (65%) leur patron (supérieur
hiérarchique). Pour autant, très peu d’Européens ont un problème avec leur
patron : ils sont globalement appréciés par une majorité de salarié (France
: 52 %, Allemagne : 47 %, Grande Bretagne : 56 %, Italie : 48 %). L’Espagne
fait figure d’exception, où les salariés sont très nombreux à être «
indifférents » à leur patron (38%).
Entre un quart et un tiers des salariés interrogés s’estiment avoir
déjà été victimes d’une forme de harcèlement de la part de leur
supérieur.
C’est en Italie que le problème est le plus sensible, avec 37 % contre 22
% aux Etats-Unis et 23 % en France.
Le harcèlement au travail se manifeste sous des formes très diverses : le
dénigrement du travail effectué devant des collègues et le travail au-delà
des horaires légaux sans compensation financière sont les deux cas les plus
fréquemment cités.
Si globalement les populations des pays interrogés considèrent
majoritairement qu’il faudrait limiter les indemnités de départ des grands
patrons dans le secteur privé, la France et l’Allemagne se prononcent plus
clairement en faveur de cette position.
71% des Français et 68% des Allemands souhaiteraient voir limitées les
indemnités des départs des grands patrons par le gouvernement. 58% des
Italiens, 52% des Britanniques, 51% des Espagnols et 50% des Américains
partagent cette opinion.
En outre, 12 % des Français souhaitent même interdire complètement ces
indemnités (de 1 à 5 % partagent cette opinion dans les autres pays).
Dans tous les pays de l’enquête, seule une minorité de salariés
considèrent que les syndicats jouent un rôle important.
Les Allemands sont 29% à déclarer que les syndicats jouent un rôle
important dans leur vie professionnelle. 23% des Espagnols et 20% des Français
sont du même avis. Enfin, seuls 18% des Britanniques, 16% des Américains et
15% des Italiens partagent cette opinion.
Le constat est très net : de 45 à 63 % des sondés déclarent même que les
syndicats ne sont « pas important du tout ».
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